Aménagement des grands territoires - Politique de la Ville

 

 

Module N°14 : Aménagement des grands territoires – Politique de la Ville

Le programme de formation est organisé en trois modules de deux jours. Ces séances permettront des rencontres entre élus, chercheurs et praticiens de l’aménagement.
Des exposés alterneront avec des moments de débat et d’ateliers.


Programme

 

  • Premier module (deux jours)


Le grand territoire : une échelle cohérente de solidarité territoriale et de développement durable.

La métropolisation est un phénomène qui se généralise qui a pour origine l’urbanisation croissante des territoires, la poussée démographique liée aux dynamiques des aires urbaines facilitées par des systèmes de mobilité souvent organisés autour de l’automobile. Les impacts multiples (processus d’étalement urbain consommateur d‘espaces, disjonction entre les pôles urbains traditionnels et les nouvelles fonctions structurantes commerciales et économiques, atteintes aux ressources essentielles…) induisent une mutation rapide de l’armature urbaine traditionnelle héritée d’un système productif qui a façonné les rapports entre ville et campagne. Ces phénomènes ne sont pas sans conséquence sur les disparités socio-spatiales et questionnent nécessairement les politiques publiques d’aménagement.

Les politiques d’aménagement et de développement aux grandes échelles : des démarches politiques.

Les relations complexes entre projet et planification, entre échelle et temporalité de projet, entre intervention ponctuelle, politique à moyen terme et stratégie à long terme
Présentation de démarches à la grande échelle (de l’inter-SCOT à des démarches projet)
Les conditions de mise en œuvre de ces démarches : organisations et coordinations des acteurs institutionnels, moyens, modes de participation des acteurs et des habitants

 

  • Deuxième module (deux jours)


Les politiques publiques d’aménagement dans les dimensions foncier-aménagement-habitat
Les contextes de pression foncière, les sur ou sous valorisation des centres anciens, le déficit de logements sociaux, le défaut de maîtrise de extensions urbaines… sont quelques exemples des difficultés auxquels sont confrontés les élus locaux et qui supposent un renforcement des politiques publiques d’aménagement comme outils de régulation de marché mais surtout comme modes de production de l’urbain.

La maîtrise d’ouvrage publique des opérations d’aménagement
Les stratégies foncières publiques d’aménagement : de l’anticipation foncière à l’opération d’aménagement
Les politiques d’habitat : la programmation (Programme Local de l’Habitat) les opérations complexes de réhabilitation, le montage d’opérations de logements sociaux.

 

  • Troisième module (deux jours)


Les mutations de la politique de la ville

Même si, depuis maintenant plus de 5 ans, les intercommunalités ont la charge d’animer le débat sur la définition des enjeux stratégiques de développement du territoire, en particulier concernant les territoires d’exclusion et les populations les plus fragilisées, même si elles ont un rôle central de pilotage dans la construction et la conduite des projets de solidarité, force est de constater les difficultés à construire des stratégies opérationnelles, révélant toute la complexité de l’exercice.

Ce dernier module propose une réflexion sur la façon de qualifier les méthodes, de travailler sur les organisations, et d’enrichir les processus de définition de projets (enjeux/objectifs/moyens/programmation/évaluation).

Trois objectifs prioritaires doivent sous- tendre cette démarche :

Maintenir les vertus d’une ville partagée, traversée par la notion du collectif, en luttant durablement contre les processus de ségrégation spatiale ;
Favoriser l’appropriation des ressources métropolitaines par l’ensemble des groupes sociaux, c’est-à-dire mettre l’accent sur la mobilité dans la ville, dans des contextes contraints, où une partie de la population n’est plus en capacité de choisir ni son cadre de vie, ni son mode de vie. Il s’agit moins « d’offrir » tout sur place aux habitants des quartiers sensibles que de faciliter le mouvement de cette population et de faciliter son accessibilité aux ressources métropolitaines ;
Inscrire la dynamique métropolitaine dans une dimension de développement durable.

Analyse du dispositif institutionnel actuel-premiers bilans : contractualisation ANRU et CUCS et cadre renouvelé de la décentralisation (transfert des compétences habitat) ,

Réussir le changement d’échelle, nécessaire pour un changement de posture de façon à dépasser le seul traitement symptomatique des quartiers : la question de l’interaction entre les politiques de solidarité et les stratégies de compétitivité au niveau territorial

La recherche d’une qualité dans la démarche contractuelle. A noter que le seul passage d’une contractualisation Région-Commune à une contractualisation Région-intercommunalités n’est pas en soi garant d’un progrès en termes de solidarité. Une compétitivité au service de qui ? Un développement urbain pour qui ? A quelles conditions ?

« Il s’agit là de relever l’enjeu de conciliation/d’interpénétration des processus de développement et de solidarité en relevant le défi de la durabilité. » Études de cas pratiques.

 

 

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